Dans la demi-obscurité des lanternes à la flamme vacillante, chaque passant aurait pensé à un fusillé. Et c’est ainsi (je ne puis pas m’expliquer comment cette vision se forma soudain en moi, mais soudain elle fut là, très concrète, avec une réalité horrible et terrifiante), c’est ainsi, sous l’aspect d’un fusillé, que je le vis devant moi en cette seconde montre guess femme , et j’avais la certitude aveugle qu’il portait un revolver dans sa poche et que le lendemain on trouverait ce corps étendu sur ce banc ou sur un autre, sans vie et inondé de sang. Car la façon dont il s’était laissé aller était celle d’une pierre qui tombe dans un gouffre et qui ne s’arrête pas avant d’en avoir atteint le fond : jamais je n’ai vu un geste physique exprimer autant de lassitude et de désespoir. michael kors montre femme prix Et maintenant, imaginez ma situation : je me trouvais à vingt ou à trente pas derrière le banc où était assis cet homme immobile et effondré sur lui-même ; je ne savais que faire, poussée, d’une part, par la volonté de le secourir et, d’autre part, retenue par la timidité d’adresser dans la rue la parole à un inconnu, peur qui nous est inculquée par l’éducation et la tradition. Les becs de gaz mettaient leur flamme opaque et vacillante dans le ciel nuageux ; les passants très rares se hâtaient, car il allait être minuit et j’étais donc presque toute seule dans le jardin public avec cet homme à l’aspect de suicidé. montres marc by marc jacobs Cinq fois, dix fois, j’avais déjà réuni toutes mes forces et j’étais allée vers lui, mais toujours la pudeur me ramenait en arrière, ou peut-être cet instinct, ce pressentiment profond qui nous indique que ceux qui tombent, entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours .